Induction
Chauffe la casserole, pas la plaque
- Réactivité
- Sécurité
- Consommation
Pleine Plaque · banc d'essai indépendant
Mon verdict en trois lignes : pour la majorité des cuisines, la Bosch PIJ611BB5E (encastrable 60 cm, 3 zones) reste le choix sûr et bien fini. Le malin, c'est la Whirlpool WS Q2160 NE à 258,90 € : quatre zones honnêtes au meilleur rapport qualité-prix. Et pour qui cuisine beaucoup ou reçoit, la KICHPOWER 5 feux FlexZone offre la plus grande surface et deux zones qui fusionnent pour les poissonnières.
Avant de choisir un modèle, comprenez pourquoi l'induction s'impose : elle ne chauffe que la casserole, d'où sa réactivité, sa sécurité et son meilleur rendement.
Chauffe la casserole, pas la plaque
La flamme, mais chaleur perdue autour
Moins chère, mais lente et chaude
| Modèle | Prix | Type | Foyers | Commande | Note | Lien | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ★ Meilleur choix Bosch PIJ611BB5E (Série 4) | 339 € | Encastrable 60 cm | 3 zones induction | Tactile | ★ 4.5 | Voir → |
| Electrolux Série 300 Induction | 420 € | Encastrable | 4 zones | - | ★ 4.4 | Voir → |
| KICHPOWER 5 feux FlexZone | 239,86 € | Encastrable large | 5 zones + FlexZone | Tactile slider | ★ 4.2 | Voir → |
| Whirlpool WS Q2160 NE (59 cm) | 244 € | Encastrable 59 cm | 4 zones | Tactile | ★ 4.2 | Voir → |
| Siemens EX375FXB1E (domino 2 feux) | 392,73 € | Domino 30 cm | 2 zones | - | ★ 4.3 | Voir → |
| Bigben Plaque Induction Double Portable | 99,90 € | Posable 2 feux | - | - | ★ 4 | Voir → |
339 €
Encastrable 60 cm · 3 zones induction · Tactile
420 €
Encastrable · 4 zones · Zones modulables
Encastrable large · 5 zones + FlexZone · Grande surface
244 €
Encastrable 59 cm · 4 zones · Tactile
392,73 €
Domino 30 cm · 2 zones · Petite cuisine / complément
99,90 €
Posable 2 feux · 3500 W · Appoint / étudiant
Quelle table à induction est faite pour vous ?
Je vais être directe : la plupart des comparatifs vous noient sous les marques. En cuisine, on ne s'en fiche pas, mais ce n'est pas par là qu'il faut commencer. La première question n'est pas « quelle marque ? », c'est « quel format pour ma cuisine et ma façon de cuisiner ? ». Une fois ce choix fait, le reste se réduit à trois ou quatre modèles, et là seulement on compare les finitions et le prix.
Concrètement, il existe quatre familles, et elles ne s'adressent pas aux mêmes personnes. La table encastrable standard de 60 cm avec 3 à 4 zones, c'est le choix de l'immense majorité : elle s'intègre dans le plan de travail et couvre tous les usages du quotidien. La grande table 5 feux ou à zone flexible (FlexZone) s'adresse à qui cuisine beaucoup, fait plusieurs plats en même temps ou utilise une poissonnière, grâce à deux foyers qui fusionnent en une seule grande zone. Le domino 2 feux (module de 30 cm) sert soit dans une petite cuisine, soit en complément d'une plaque gaz existante. Enfin, la plaque posable 2 feux dépanne dans un studio, en location ou pour un étudiant : on la pose, on la branche, sans aucun encastrement.
Si je dois ne défendre qu'un seul argument en faveur de l'induction, c'est la réactivité. Contrairement au gaz et surtout à la vitrocéramique, l'induction chauffe instantanément et, surtout, s'arrête net quand on coupe. Pas d'inertie : on baisse, ça baisse tout de suite. En pratique, ça change la cuisine au quotidien : un beurre qui ne brûle plus pendant qu'on se retourne, un lait qui ne déborde plus parce qu'on l'a coupé à temps, une sauce qu'on rattrape sans déplacer la casserole. C'est ce détail, plus que les watts, qui fait qu'on ne revient pas en arrière.
Autour de cette réactivité, quatre critères méritent qu'on les regarde. La puissance et le booster d'abord : un bon foyer monte vite en température, et la fonction booster concentre la puissance sur une zone pour faire bouillir une grande casserole d'eau en quelques minutes. Les zones modulables ensuite : pouvoir fusionner deux foyers en une seule grande zone, c'est précieux pour une plancha, une grande sauteuse ou une poissonnière : c'est exactement ce que propose une FlexZone. La sécurité : coupure automatique en cas de surchauffe ou d'oubli, et sécurité enfant qui verrouille les commandes. Le nettoyage enfin : la surface en verre lisse se nettoie d'un coup d'éponge, sans grille ni recoin où la graisse s'accumule comme sur le gaz.
On parle toujours de puissance, mais en cuisine ce qui compte c'est de pouvoir couper net. L'induction, c'est la seule plaque qui m'obéit à la seconde.Julie Fontaine, cheffe et testeuse cuisine
Un mot sur la consommation, parce qu'on me pose souvent la question. L'induction a la réputation de « tirer beaucoup », et c'est vrai pour la puissance instantanée : une table pleine charge demande une installation électrique correcte, parfois un circuit dédié de 32 A, à vérifier avant d'acheter. Mais à l'usage, elle consomme en réalité moins : elle chauffe directement la casserole par induction magnétique, pas la plaque autour. Le rendement est meilleur que sur le gaz ou la vitrocéramique, où une partie de la chaleur part dans l'air. Réactivité plus haute, gaspillage plus faible.
J'ai vu trop de gens déçus pour une raison évitable. Voici les pièges qui reviennent le plus souvent, dans l'ordre où ils coûtent cher.
Soyons honnêtes sur les compromis. L'induction est plus chère à l'achat que la vitrocéramique, c'est un fait. Mais elle est plus rapide, plus sûre (la surface ne reste pas brûlante une fois la casserole retirée) et plus économe à l'usage. Sur la durée de vie d'une table, l'écart de prix de départ se rattrape, et la différence de confort, elle, se sent tous les jours.
Face au gaz, l'induction gagne sur la réactivité, la sécurité, la propreté et le rendement. Le seul vrai argument du gaz, c'est la flamme nue pour ceux qui font beaucoup de wok ou qui aiment travailler à vue. Si c'est votre cas et que vous ne voulez pas renoncer à la flamme, il existe des tables mixtes induction + gaz qui gardent un brûleur pour le wok et passent le reste en induction. C'est un bon compromis, à condition d'accepter l'entretien d'une grille.
Côté budget, on trouve aujourd'hui de très bonnes tables sans se ruiner. La gamme utile démarre autour de 250 € pour une encastrable 4 zones honnête, et il n'est pas nécessaire de monter en haut de catalogue pour cuisiner bien. Les périodes de soldes et les déstockages d'enseignes comme Darty ou Electro Dépôt permettent de viser une encastrable solide à prix réduit ; pour les budgets serrés, une posable 2 feux à moins de 100 € reste une porte d'entrée crédible, à condition d'en accepter les limites. Inutile de payer pour des fonctions que vous n'utiliserez jamais : c'est le format adapté à votre cuisine qui fait la bonne affaire, pas le nombre de zones.
Au terme de ce comparatif, mon conseil tient en une phrase : choisissez d'abord le format adapté à votre cuisine, ensuite seulement comparez les modèles. Pour l'immense majorité des foyers, une encastrable 60 cm de 3 à 4 zones couvre tous les besoins du quotidien : la Bosch PIJ611BB5E pour la fiabilité et la finition, la Whirlpool WS Q2160 NE si vous voulez le meilleur prix sans renoncer à quatre zones. Si vous cuisinez beaucoup ou recevez souvent, la grande table 5 feux à FlexZone vous donnera l'espace et les zones modulables qui font la différence. Dans une petite cuisine ou en complément d'un gaz, le domino 2 feux a tout son sens ; et pour un appoint en studio, la plaque posable dépanne sans encastrement. Quel que soit votre choix, vérifiez deux points avant de payer : que vos casseroles sont compatibles (l'aimant doit tenir) et que votre installation électrique suit. Le reste, c'est du confort gagné, et sur l'induction, ce confort, on le sent dès la première sauce qu'on rattrape sans réfléchir.
Pour la majorité des cuisines, la Bosch PIJ611BB5E (encastrable 60 cm, 3 zones, 348,75 €) reste mon choix sûr pour sa fiabilité et sa finition. Si le budget compte, la Whirlpool WS Q2160 NE à 258,90 € offre quatre zones au meilleur rapport qualité-prix. Et pour qui cuisine beaucoup, la KICHPOWER 5 feux FlexZone donne la plus grande surface avec deux zones fusionnables.
Pas forcément, mais il faut vérifier. L'induction n'agit que sur les récipients à fond ferromagnétique. Le test est simple : posez un aimant sous votre casserole, s'il tient, elle est compatible. La fonte, beaucoup d'inox et l'acier émaillé passent ; l'aluminium nu, le cuivre, le verre et la terre cuite ne chauffent pas. Faites le tour de votre batterie avant d'acheter.
Elle tire beaucoup en puissance instantanée : une table pleine charge demande parfois un circuit dédié de 32 A. Mais à l'usage, elle consomme en réalité moins que le gaz ou la vitrocéramique : elle chauffe directement la casserole, pas la plaque autour, donc le rendement est meilleur et il y a moins de chaleur perdue. Réactivité plus haute, gaspillage plus faible.
Comptez combien de casseroles tournent en même temps chez vous. Seul ou en couple, trois zones bien réparties suffisent et coûtent moins cher. Pour une famille ou si vous recevez souvent, quatre zones offrent une vraie marge. Cinq feux ou une zone FlexZone ne se justifient que si vous cuisinez beaucoup, faites plusieurs plats à la fois ou utilisez une poissonnière.
L'induction est plus chère à l'achat, mais plus rapide, plus sûre et plus économe à l'usage. Surtout, elle est réactive : on coupe et ça s'arrête net, alors que la vitrocéramique garde de l'inertie. La surface ne reste pas brûlante une fois la casserole retirée. Sauf budget vraiment serré, je recommande l'induction sans hésiter ; l'écart de prix se rattrape sur la durée.
Pour dépanner, oui : une posable 2 feux comme la Bigben (90 €) convient à un studio, une location ou un étudiant, et se branche sur une simple prise. Mais elle est moins puissante, moins stable et moins durable qu'une table encastrée. C'est un appoint, pas un équipement principal. Si vous cuisinez tous les jours, visez une encastrable.